Le plan D

Le week-end fut sympa. Certes, les prévisions météorologiques n’étaient pas des meilleures, mais elles invitaient à tenter. Entre les potentielles grosses chaleurs qui pouvaient nous attendre au détour de l’après-midi et la pluie qui menaçait dès 15h, Jean-Michel nous avait proposé de monter à la cabane de Pierredar dès le matin pour nous assurer une ascension à la fraîche et au sec. Une fois arrivés, selon le temps qu’il ferait réellement, nous pourrions alors nous occuper à bouquiner un peu, faire quelques jeux de cabane ou encore sortir et faire des exercices d’encordement et de mouflage pour le sauvetage en crevasse.

Personnellement, ça ne m’arrange pas trop. En déficit flagrant de sommeil, j’espérais pouvoir profiter du samedi matin pour récupérer un peu, mais tel n’est pas le cas. La nuit a été une nouvelle fois assez courte et autant dire que malgré la motivation à retrouver les joies de parcourir un glacier à la recherche de la beauté des sommets, le réveil s’est transformé en lutte personnelle. Toutefois, les responsabilités ont fait surface et me forçaient à m’ébrouer hors du lit. L’adjointe originale de la course sortant d’une opération chirurgicale, j’endossais son rôle, je me devais de l’assumer. « Aller hop, on se bouge le popotin et on y go ».

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Triangle de l'amitié 28/29 mars 2015

Rapport du Triangle de l'Amitié en Val d'Aoste du 28/29 mars 2015

Environ 50 participants au total, dont 27 du groupe de Martigny. Très jolie participation de notre groupe!

RDV 12h30 à Martigny, tout le monde était présent et à l'heure. Déplacement en voitures à Courmayeur par le tunnel du Grand-St-Bernard, où on a rencontré les participants de l'Italie et de la France sur la place du Mont Blanc. Ensuite visite du musée des guides de Montagne de Courmayeur, qui avait ouvert exprès pour nous 1h avant. Balades individuelles au village ensuite, pour boire un café ou une bière. Certains ont même mangé une glace, car il faisait beau et les températures étaient printanières. Ensuite déplacement à Morgex, visite de la cave du vin blanc avec une petite dégustation des produits. Surtout le "Chaud de Lune" a fait plaisir aux palais de nos membres.

Nous avons logé à l'auberge Valdigne à Morgex, des chambres doubles étaient à disposition pour tout le monde. Encore plus luxueux étaient les repas avec "antipasti, primo e secondo piatto e dessert". Nos estomacs étaient presque un peu trop remplis pour danser ensuite, mais les alpinistes ont bien encaissé et ont bavardé, dansé et trinqué jusqu'à tard après minuit.

Le petit déjeuner était prévu pour 6h30 et malgré l'heure perdue (à cause du changement à l'heure d'été), tout le monde était prêt et se réjouissait des activités prévues. Après 15 minutes en voiture nous avons dû monter à pied pendant une bonne heure, parce que la neige avait déjà fondue en basse altitude. Ensuite la montée à la Tête des Fra (2816m, en peaux-de-phoque) et le col Fetita (2557m, en raquettes) se poursuivait sur la neige dure mais aussi sous un soleil brillant et des températures très agréables. Toute le monde à fait un bel effort, mais il faut quand même soulever Laura du CAF Chamonix qui avait attendu tous les randonneurs à l'alpage pour faire le contrôle des DVA et ensuite rattrapé la majorité pour arriver au sommet comme 6ème. Effort impressionnant de cette jeune alpiniste… La vue depuis le sommet était magnifique, à part du Mont Blanc qui ne se dévoilerait malheureusement pas ce jour. Après une demi-heure de repos au sommet, nous avons mis les skis et profité d'une descente étonnement belle et facile.

Nous sommes ensuite rentré à l'Auberge pour un repas consistant et après les discours des responsables du Triangle la remise du drapeau, c'était déjà l'heure du départ.

Nous avons vécu un week-end bien organisé avec une très bonne ambiance. Tout le monde est rentré content et un peu plus bronzé (et aussi un peu plus fatigué) que avant. Le prochain Triangle de l'Amitié aura lieu le weekend du 5/6 septembre 2015 à Chamonix. Les informations et modalités d'inscriptions seront publiées sur notre site internet début août.

On a hésité, on y est allés, on a bien fait

Ou, Le Mont Vélan (juillet 2014)

L'été est plutôt automnal en ces temps, mais le programme des courses affiche toujours un nom connu et qui représente comme un quelque chose pour certains participants.

Leur hantise ? Que la course soit annulée pour cause de mauvais temps, bien sûr. Et y'aurait de quoi !
Pluies incessantes, plafond nuageux plutôt bas, retour de la neige en moyenne altitude, un bonheur météorologique pour alpiniste quoi.
Mais voilà, meteosuisse ose divulguer une accalmie pour le dimanche. Alors Pascal, notre chef de course, nous propose de monter à la cabane la veille et d'aviser au réveil si la course peut quand même être tentée ou pas.

Le samedi se résume donc par un balais d'essuies-glace jusqu'au moment de se parquer, une montée à la cabane avec les pieds dans la boue. Mais qu'est-ce qu'on est chanceux quand on se compare à tous ceux qui descendent. Ceux-ci n'ont qu'un micro-sac à dos, des bâtons et des souliers léger de course. Ils se sont engagés, depuis le matin même, dans une pluvieux course, le trail du Vélan. Nous, mis à part les chaussures, nous arrivons à la cabane sans vraiment avoir eu à braver les gouttes venues du ciel.

Un repas à la cabane, un petit amareto pour bien débuter la nuit et quelques heures à tourner sur un matelas de 50cm de large avant d'être réveillé par les compagnons de chambre. Et oui, il est 4h du mat' et faut déjà s'ébrouer.
En ce dimanche matin, le ciel s'est pas mal dégagé. Les étoiles nous guident jusqu'au glacier ou les cordes lient les participants pour une montée jusqu'au col de la Gouille. Les conditions sont en fait au top. Pas de vent, une fraicheur idéale pour évoluer sans transpirer et le ciel qui s'éclairci toujours un peu plus au fur et à mesure que le soleil s'approche de l'horizon.

En ce qui nous concerne, ce sera une cordée de 3 : Pascal, Nadège et Anne, et une cordée de 4 : Moi, Sarah, Marianne et Pauline. Cette dernière cordée est invitée à se diviser en deux dès qu'on attaquera l'arrête rocheuse. Mais pour l'heure, c'est l'accès au col qui nous fait face. Le glacier avalé, c'est par quelques pas de grimpe, crampons aux pieds, sur un rocher lisse, délité et parfois encore bien humide, que nous atteignons le col à 3150m.

Deux cordées nous précèdent dans l'arrête. Des cordées de 2, des cordées rapides, et une troisième, qui, après avoir tenté, s'est décidée de faire demi-tour et de s'engager par la voie normale. De notre coté, l'heure qu'il se trouve être et les conditions glacées du rocher nous convient à faire de même. Nous rejoignons donc, de l'autre côté du col, le glacier de Valsorey, que nous remonterons jusqu'au sommet.

Aussi étrange que cela puisse être, le soleil est très expressif. Il a fait plutôt chaud à la montée et ceci a plutôt tendance à nous inviter à jouer la carte de la prudence et de redescendre assez rapidement pour prendre les devants sur la transformation de la neige. Celle-ci s'est d'ailleurs présentée dans sa robe humide jusqu'à notre retour au col, et c'est par quelques bouffées de chaleur que le soleil nous a gratifiés de sa présence ! Ce glacier, assez crevassé, était encore bien recouvert, mais la neige fond rapidement bien qu'elle soit fraîchement tombée. La prudence est de mise pour ces prochaines semaines !

La descente du col de la Gouille est un peu scabreuse, mais le passage est entièrement sécurisé par des chaînes et se termine par une échelle un peu branlante. Ca n'empêchera pas un couple "d'alpiniste" de faire preuve d'absolument aucune patience et de nous dépasser dans des conditions ni sécurisées, ni civilisées. Et oui, en montagne, on rencontre malheureusement quelques spécimens aussi...

De l'autre côté du col, la glacier du Tseudet est encore en excellentes conditions. Nous arrivons à la cabane pour se désaltérer comme on le mérite. Et comme d'habitude, c'est le retour de la cabane qui parait le plus long.

Si nous avions quelques chiffres à partager de cette journée, ce serait 6 participants, 1 chef de course, une première en tant que 1ère de cordée par Pauline, 3726m d'altitude, 1200m en positif, 1900m de descente et 12h à se dégourdir les gambettes.

Lien vers l'album photos

Le Culan, juin 2013

Même si ma pratique de l'alpi' est à considérer sous le signe de l'amateurisme, lorsqu'un dimanche, le réveil retenti à 4h30 du mat', l'esprit n'a d'autre pensée que de songer au masochisme de la situation. La veille, il n'a cessé de pleuvoir sur tout le territoire et la température régnant en cette fin juin est plus digne d'une fin d'hiver que d'un début d'été. Ce samedi, il a même été très difficile de lutter contre l'envie de faire un bon feu de cheminée pour s'offrir un minimum de confort intérieur. Quoiqu'il en soit, il est évident que la neige n'est pas tombée bien haut et que ça laisse présager des conditions difficiles pour notre course du jour.

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